Présentation

Voir aussi ce site pour d’autres oeuvres à  écouter:

http://www.zicmeup.com/artiste/sonate/

 

 

photo

 

 

Tout d’abord, peut être quelques mots sur le nom donné à cet espace.Macula est un mot latin qui signifie : maillon.Le maillon est une petite partie d’un tout.Cette petite partie relie des éléments qui la dépassent.Elle participe à la cohésion d’un ensemble qui lui est inconnu.C’est bien tous ces aspects qui me semblent symboliser mon travail dans la musique contemporaine.

Je suis né en Touraine le 18 juin 1960.Très tôt j’ai été intéressé par tout ce qui était sonore .Mon premier choc musical fut sans aucun doute l’orgue.Je commence donc des études de piano à l’âge de 10 ans.Puis deux ans plus tard j’entreprends , en parallèle , des études au tuba.Après un bac littéraire avec du latin ,je poursuis mes études musicales avec le conservatoire et la faculté de musicologie. En maîtrise j’ai travaillé avec J.P Ouvrard et J.M Vacaro au centre d’études supérieures de la Renaissance.Dans le même temps je passe l’audition dans les choeurs lyriques du Grand Théâtre de Tours.Je suis reçu et occupe le pupitre de ténor 1( c’est à dire la voix la plus aiguë chez les hommes).C’est pendant quelques années la découverte de tout le répertoire lyrique.

J’exerce actuellement la fonction de conseiller pédagogique en éducation musicale.Cette profession m’a permis de travailler avec des compositeurs comme Daniel Teruggi ou Guy Reibel .J’ai beaucoup composé pour le piano qui est mon instrument principal ( préludes , sonates , concertos…) , mais aussi dans d’autres domaines comme la musique électroacoustique qui me passionne tout autant.Dans mon catalogue , il existe aussi une partie de mes compositions en lien avec des textes poétiques contemporains.Certaines créations ont eu lieu au théâtre de Beauvais et à la Faïencerie de Creil, à la maison Jules Verne à Amiens.Gérard Fournaison m’a beaucoup inspiré par ces textes . De notre collaboration sont nés des mélodrames, des cycles de lieder.Je travaille actuellement sur une oeuvre lyrique pour solistes , choeur et orchestre symphonique , sur un texte apocryphe : l’évangile de Judas.

 

Catalogue

- 5 volumes de « Préludes interdits » (pour piano)

- 6 sonates pour piano

- 8 quintettes avec piano

- 15 quatuors

- 20 symphonies

- 15 concertos pour piano

- Un concerto pour tuba

- Recueils de lieder(« l’Arêtier » sur des textes poétiques de Gérard Fournaison )

- 12 études de musiques électroacoustiques

- 4 mélodrames

- Diverses sonates pour violoncelle , tuba, alto .

 

 

Esté

 

PS vous écoutez un prélude extrait des « Préludes Interdits »

site ami: http://agorimie-lova.over-blog.com/

Ecriture

( Extrait de la symphonie opus 209)

 

Les essais, parfois difficiles, apportent beaucoup à cette lente et délicate maîtrise de l’écriture.Il ne suffit pas de connaître toutes les règles d’écriture, d’harmonie, de contrepoint, de fugue , d’orchestration, il faut avoir quelque chose en plus pour accéder à des compositions qui s’imposent , à l’auditeur, comme une valeur incontournable, et pour certains, peu, universelle.

Travailler dans ce sens n’est même pas un gage d’y accéder.Par contre , avoir cela comme objectif, donne du sens au travail, donne un but à ce que l’on fait.Comme je l’ai déjà dit , les errances , les labyrinthes sont nombreux et l’on s’y perd souvent.C’est souvent les rencontres avec l’autre qui font que nous trouvons l’énergie de continuer.C’est dans le travail que s’articule notre quotidien sans que l’on perçoive toujours si nous gardons le bon cap, une espèce de voyage à l’aveugle, comme un navire, un soir, sans étoiles .

J’écoute peu de musiques sur cd.Je préfère, de loin, aller sur les sites des compositeurs.On y rencontre des gens admirables, que je qualifierai même de grands compositeurs .Malheureusement, notre société se préoccupe bien peu de ces trouveurs de génie.Ils errent comme des âmes en peine dans les méandres impénétrables de l’audimat et de la part de marché.

 

En guise de conclusion, je voudrais citer la phrase de Debussy qui me semble faire naître la musique contemporaine. Il écrit en 1907 : « Je me persuade, de plus en plus, que la musique n’est pas, par son essence, une chose qui puisse se couler dans une forme rigoureuse traditionnelle. Elle est de couleurs et de temps rythmés. »
Depuis J.Cage et son célèbre 4’33 » nous sommes invités à écouter le son là où on ne l’attend pas. C’est la grande force de la musique de notre temps. C’est cette diversité qui en fait toute la richesse.
L’intérêt de la musique contemporaine se manifeste dans l’effet que provoquent des agencements sonores imprévus. Elle sort des registres traditionnels, conventionnels, son premier pouvoir de séduction c’est l’inattendu, l’interpellation.
Elle propose un autre système de repère, d’autres règles. Cette impression de perdre pied envahit parfois, apprendre à mieux nager dans l’abstraction sonore, à jouer à ces nouvelles règles sur les timbres, les contrastes dynamiques, explorer d’autres territoires, d’autres rêves, nous laisser transporter dans des mondes complètement vierges. Aussi pour que la phrase d’Olivier Messiaen soit visionnaire « la musique électro-acoustique est l’événement le plus considérable de tous les temps. »
Longue vie à la musique contemporaine.

Esté

symphonie

(Extrait de la symphonie sur un thème gallois)

 

Il a fallu du temps pour aborder cette grande forme.Il y a quelque chose de grand et un peu de paralysant, à écrire une symphonie.Au début cela semble aussi compliqué que de gérer une entreprise.
Blaise Cendrars: » les machines les plus compliquées et les symphonies de L.V.Beethoven se meuvent d’après les mêmes lois, progressent arithmétiquement. »

Il y a d’abord ce nombre impressionnant de portées qui s’accumulent les unes au-dessus des autres.A l’intérieur de chaque instrument , il y a à nouveau une subdivision.On n’écrit pas avec un seul cor d’harmonie, il en faut quatre.Puis il y a les premières notes.Faut-il affirmer la tonalité d’emblée par un immense accord de tous les instruments ? C’est souvent ce qui se fait, mais est-ce original ?

Il y a des choix innombrables à faire , et la première difficulté est là.Puis viennnent des interrogations plus intérieures sur le thème.Finalement toute la question de la forme repose sur la recherche originale du traitement du thème.Les premières symphonies ont pour matériel du répertoire traditionnel.Ce n’est pas très original, même les grands compositeurs ont utilisé ce procédé.Certains en ont même fait un axe important de leur production ( Bartok, Sibélius, les compositeurs russes…et bien d’autres).Lorsqu’on écrit dans cette grande forme, c’est rassurant d’utiliser un matériau connu.Cela ne résout pas toutes les difficultés , mais la bonne maîtrise du thème aide à avancer.

La question de la couleur orchestrale doit être abordée.Elle doit être en fonction du style, du choix du thème, de l’ambiance générale que l’on veut donner à sa symphonie.La recherche des timbres est vraiment une partie intéressante même si des Grands ont déjà dit tellement de choses incontournables ( Traité de Berlioz).

« Lorsqu’on jette un regard sur la création, une sorte de musique mystérieuse apparaît sous cette géométrie splendide; la nature est une symphonie; tout y est cadence et mesure ; et l’on pourrait presque dire que Dieu a fait le monde en vers. » (Victor Hugo)

 

Je suis assez fidèle à la notion de thème cyclique, cher aux compositeurs de musique française.Cela donne une cohésion , lie les différents ensembles de façon cohérente.

Comme le choix des premières notes, le choix des dernières doit retenir notre attention.Un de mes professeurs avait dit de façon très caricaturale que: »l’auditeur retient le début et la fin de l’oeuvre ».

L’écriture d’une symphonie reste un magnifique voyage, souvent long, souvent périlleux.Pourtant , malgré les difficultés, on y revient toujours avec la même ardeur juvénile.

« Avec la liberté de celui que la culture n’a pas trouvé entièrement englouti, le vagabond de la musique ramasse le morceau de verre qu’il trouve sur la route et le tend vers le ciel pour en faire jaillir mille couleurs. »( Adorno)

Esté




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